9 faits surprenants sur les cochons d'Inde que vous ne connaissiez pas encore
, par Michael van Wassem, 5 min temps de lecture
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Des sauts de joie au vrai langage de sifflements : découvrez 9 faits surprenants que tout fan de cochon d'Inde devrait connaître.
Ils vivent dans des milliers de foyers, les enfants grandissent à leurs côtés, et pourtant presque personne ne sait tout ce qui se cache derrière cette petite boule de poils douce et piaillante. Le cochon d'Inde est l'un des animaux de compagnie les plus sous-estimés qui soient : un animal social doté d'un langage propre, d'une histoire surprenante et d'un comportement que vous ne connaissez sans doute pas encore. Voici neuf faits que tout amateur de cochons d'Inde (et toute personne qui envisage d'en adopter) devrait connaître.
Le nom laisse penser le contraire, mais le cochon d'Inde n'a jamais vécu en Guinée. Il descend de rongeurs sauvages originaires des Andes, en Amérique du Sud, où des peuples comme les Incas le domestiquaient déjà il y a plusieurs milliers d'années. Vers 1500, des explorateurs espagnols ont ramené l'animal en Europe, où il est rapidement devenu un animal de compagnie prisé par les classes aisées. L'origine exacte du nom anglais « guinea pig » reste incertaine : elle proviendrait soit des routes commerciales passant par la Guinée, soit d'une déformation du mot « Guiana », la région d'Amérique du Sud.
Vers 1600, le cochon d'Inde n'était pas un animal de compagnie ordinaire, mais un bien précieux et exotique. La reine Élisabeth Ire d'Angleterre en aurait elle-même possédé un, ce qui a encore accru sa popularité dans les cercles aristocratiques. Ce n'est que bien plus tard, lorsque des éleveurs ont commencé à en élever à plus grande échelle, que le cochon d'Inde est devenu l'animal familial accessible que nous connaissons aujourd'hui.
Un cochon d'Inde heureux peut soudain décoller ses quatre pattes du sol, tourner en l'air puis détaler : ce comportement s'appelle le « popcorning », en référence à la façon dont le pop-corn saute dans la casserole. Les chercheurs pensent que ce comportement était à l'origine une réaction de fuite, par laquelle les cochons d'Inde sauvages tentaient de désorienter les prédateurs. Chez les cochons d'Inde domestiques, il s'agit surtout aujourd'hui d'un signe de pure joie et de trop-plein d'énergie, souvent observé juste après leur avoir donné accès à un enclos ou à la vue d'une friandise.
Le cochon d'Inde communique grâce à un répertoire de sons étonnamment varié. Le plus connu est le « wheek » : un cri aigu et perçant qui signifie souvent qu'il attend de la nourriture. Il émet aussi des grondements sourds (un son grave lié à la parade nuptiale ou à l'établissement de la hiérarchie, généralement accompagné d'une démarche lente et chaloupée), grince doucement des dents en signe de détente ou, au contraire, d'irritation, et pousse de brefs cris aigus en cas de peur ou de douleur. En apprenant à l'écouter, on comprend vite ce que ressent un cochon d'Inde.
Le cochon d'Inde apprend extrêmement vite à reconnaître les bruits annonçant l'arrivée de nourriture. Le froissement d'un sac de légumes, la porte du réfrigérateur qui s'ouvre, ou même le bruit de vos pas caractéristiques dans l'escalier peuvent suffire à déclencher un concert de « wheeks ». Ce n'est pas un hasard : le cochon d'Inde a une bonne mémoire des schémas répétitifs et les associe sans effort à la possibilité d'être nourri.
Dans la nature, les cochons d'Inde vivent toujours en groupe. Un cochon d'Inde qui vit seul dans une cage est donc privé d'un besoin fondamental : la présence de congénères avec qui communiquer, se blottir et rester en alerte ensemble. Gardez donc toujours vos cochons d'Inde à deux minimum (des congénères bien choisis), et prévoyez suffisamment d'espace pour qu'ils puissent vraiment se tenir compagnie. Un enclos intérieur ou extérieur spacieux fait alors toute la différence.
Comme chez les lapins, les dents du cochon d'Inde poussent en continu, parfois de plusieurs centimètres par mois. Sans usure suffisante, elles peuvent devenir trop longues, ce qui rend l'alimentation douloureuse et peut même provoquer des blessures dans la bouche. La solution est simple mais essentielle : du foin frais à volonté, qui stimule le grignotage tout en maintenant le transit intestinal actif. Sans foin, cela finit tout simplement par mal tourner : le foin n'est donc pas un simple supplément, mais la base même de l'alimentation.
Contrairement à la plupart des autres mammifères, le cochon d'Inde ne possède pas l'enzyme nécessaire pour produire lui-même de la vitamine C, tout comme nous, les êtres humains. Une carence peut entraîner un affaiblissement du système immunitaire et des problèmes articulaires. Des légumes frais et une nourriture spéciale pour cochons d'Inde enrichie en vitamine C ne sont donc pas un luxe, mais un besoin de base.
Alors que la plupart des rongeurs naissent nus, aveugles et sans défense, les bébés cochons d'Inde viennent au monde entièrement recouverts de poils, les yeux déjà ouverts, et peuvent manger de la nourriture solide par eux-mêmes quelques heures seulement après la naissance. Ce phénomène particulier s'appelle la précocialité et reste assez rare chez les rongeurs. Les mères continuent d'allaiter un certain temps, mais les petits sont étonnamment autonomes dès le premier jour.
Le cochon d'Inde est souvent perçu comme un animal de compagnie simple, idéal pour débuter, mais en y regardant de plus près, on découvre un animal social et intelligent, doté d'une histoire, d'un langage propre et d'un comportement surprenant. Que vous soyez déjà passionné de cochons d'Inde depuis des années ou que vous envisagiez d'en adopter, les bonnes connaissances et les bons soins vous permettront de tirer le meilleur de ce rongeur étonnamment fascinant.