Barzoï (Lévrier russe) : caractère, soins et choix

Chiot barzoï et chiens adultes vus de face et entièrement de profil – © Fidello

En bref : le barzoï est un grand lévrier sensible, souvent d'un calme étonnant à la maison, mais capable de s'allumer en une seconde lorsqu'un lièvre ou un chat détale. Il convient si vous aimez un chien autonome, pouvez organiser de vrais sprints en terrain entièrement clos et ne comptez pas sur un rappel infaillible face au gibier. Si vous voulez lâcher partout ou répéter des exercices d'obéissance sans fin, cherchez une autre race.

Fiche d'identité

Nom officielRusskaya Psovaya Borzaya ; barzoï ou lévrier russe
OrigineRussie ; FCI 193, groupe 10
FonctionChasse à vue, surtout lièvre et renard, parfois loup autrefois ; aujourd'hui également coursing
TailleIdéal FCI : mâle 75–85 cm, femelle 68–78 cm
PoidsLa FCI ne fixe aucun poids ; sexe, lignée et construction font beaucoup varier la masse
PoilSoyeux, plat, ondulé ou bouclé, jamais laineux ; nombreuses couleurs, pas de merle
Longévitésouvent environ 9–12 ans
ExerciceSorties quotidiennes et liberté régulière dans un espace réellement clôturé
ÉducationDouce, brève, variée
EntretienUn brossage approfondi par semaine, davantage en mue
AppartementPossible avec espace au sol, accès sûr dehors et activité suffisante
Enfants et animauxEnfants calmes sous surveillance ; petits animaux à évaluer individuellement et souvent séparer

Autres noms et reconnaissance

« Borzoi » vient d'un mot russe lié à la rapidité. Barsoi, barzoï, lévrier russe et l'ancien « lévrier chasse-loup russe » désignent la même race FCI. Le loup nourrit la légende, mais le lièvre et le renard étaient des proies bien plus habituelles.

Ce chien correspond-il à votre quotidien ?

  • Acceptez-vous qu'un animal en fuite puisse effacer le rappel ?
  • Avez-vous accès à un terrain hautement, solidement et totalement clôturé ?
  • Préférez-vous une présence tranquille à un chien qui réclame constamment du travail ?
  • Pouvez-vous éduquer sans dureté ni répétitions mécaniques ?
  • Votre voiture et votre logement accueillent-ils un chien très long complètement étendu ?
  • Pouvez-vous sécuriser les sols glissants ?
  • Saurez-vous séparer physiquement les petits animaux ?
  • Les enfants peuvent-ils renoncer aux jeux de poursuite ?
  • Avez-vous du temps pour inspecter les franges après bois et herbes hautes ?
  • Le budget couvre-t-il couchage géant, transport et urgences vétérinaires ?
  • Laisserez-vous un chiot grandir sans kilomètres imposés ni sauts répétés ?
  • Reconnaissez-vous les signes d'une dilatation-torsion de l'estomac ?
  • Comprenez-vous qu'un chat familier dedans et un chat courant dehors ne sont pas le même stimulus ?
  • Pouvez-vous maintenir ces règles toute sa vie ?

Des chasses russes au salon

Le barzoï n'est pas né comme décoration. Dès le XVe siècle au moins, des chiens rapides furent sélectionnés en Russie pour travailler sur terrains ouverts et irréguliers. Son histoire cite des chiens d'origine arabe, des lévriers polonais, des chiens de chasse nordiques puis des influences Greyhound et lévriers de montagne. De grandes équipées réunissaient cavaliers, chiens courants et plusieurs lévriers. Dès que la proie apparaissait, le barzoï devait décider, poursuivre et saisir sans attendre une instruction détaillée.

Des amateurs comparèrent officiellement les types en 1874 ; N. P. Yermolov rédigea en 1888 un standard unifié déterminant. Le chien actuel économise volontiers son énergie dedans et réagit dehors avant que son humain ait compris ce qu'il a vu.

Ce que la chasse à vue change aujourd'hui

Il peut marcher presque rêveur, puis fixer un lièvre à cent mètres et partir. Ce n'est pas une provocation : cette réponse immédiate constituait son travail. Dans une zone riche en gibier, laisse ou longe s'imposent. La liberté appartient aux terrains vraiment fermés. Une clôture invisible ne retient pas fiablement un lévrier lancé et ne le protège pas des routes.

Un jardin ordinaire ne remplace pas davantage le sprint. Beaucoup ne désirent pas trotter pendant des heures, mais ont besoin de quelques accélérations puissantes. Le coursing convient souvent si échauffement, sol, condition physique et griffes sont surveillés.

Caractère, attachement et visiteurs

De nombreux barzoïs sont doux, dignes et réservés sans être craintifs. Ils préfèrent parfois observer la famille depuis un couchage plutôt que demander un contact continu. Le visiteur laisse le chien approcher au lieu de se pencher ou de l'enlacer. Les corrections dures ferment un chien sensible. Cinq exercices vivants et utiles valent mieux que vingt répétitions contraintes.

Enfants, chiens, chats et petits animaux

Un barzoï bien socialisé peut être agréable avec des enfants calmes, sous surveillance. Son long corps peut renverser un tout-petit dans un simple demi-tour. Son sommeil reste intouchable et les courses criardes autour du canapé sont à éviter. Beaucoup sont sociables avec les chiens, mais un minuscule chien qui file peut être perçu autrement qu'un grand congénère. La cohabitation avec le chat de la maison est parfois possible après une présentation lente ; elle ne garantit rien pour les chats dehors. Lapins, cobayes, volailles et furets demandent une séparation physique sûre.

Silhouette et robe

Le barzoï est haut sur pattes, sec et puissant, avec une tête longue et étroite, de petites oreilles rejetées en arrière, une poitrine profonde mais relativement étroite et un ventre très relevé. Sa ligne dorsale peut former une courbe souple ; la fragilité n'est pas un idéal. Le poil est court sur la tête et l'avant des membres, plus abondant au cou, au poitrail, aux culottes et à la queue. Une mâchoire excessivement étroite ou des canines blessant le palais sont des défauts de santé, pas du raffinement.

Perte de poils, bave et aboiements

Perte de poils★★★★☆ importanteLe poil long tombe toute l'année et davantage en saison. Un brossage régulier limite les nœuds et les poils sur vêtements, canapé et voiture.
Bave★☆☆☆☆ presque aucuneLes lèvres sèches et fines bavent peu ; le menton peut simplement être mouillé après avoir bu.
Aboiements★★☆☆☆ faiblesSouvent silencieux dedans, il peut vocaliser au jeu, à l'excitation ou devant un mouvement aperçu par la fenêtre. Un brise-vue aide en appartement.

Poil, oreilles, yeux, dents et pieds

Peignez au moins chaque semaine, surtout derrière les oreilles, sous les aisselles, dans les culottes et la queue. Ouvrez un nœud par petites sections sans tirer. Après les herbes hautes, cherchez épillets, brindilles et petites plaies. Contrôlez chaque semaine oreilles, yeux, peau et bouche ; brossez les dents plusieurs fois par semaine. Des griffes courtes améliorent l'appui au sprint. Des tapis antidérapants préservent ce grand corps sur carrelage.

Exercice selon l'âge

Un adulte sain se satisfait souvent de deux ou trois vraies sorties, de temps de flair et de sprints sécurisés plusieurs fois par semaine. C'est un sprinteur, pas un marathonien de bitume. Évitez la pleine vitesse sur sol dur ou glissant et marchez calmement après l'effort.

Le chiot grandit vite : mouvement libre sur bon sol, sans longues marches forcées, lancers répétés, virages serrés ni grands sauts. À l'adolescence, la vitesse arrive avant le jugement. Le senior profite de sorties plus courtes, de muscles échauffés, d'un sol adhérent et d'une récupération longue.

Éducation, réflexion et repos

Travaillez la réponse au nom, la laisse détendue, l'attente à la porte et en voiture, l'échange et le calme sur un tapis. Récompensez par une petite friandise, l'accès à une odeur ou quelques pas dynamiques. Un signal d'urgence est utile, jamais une autorisation de lâcher près du gibier. Le rappel commence à la maison, continue en longe puis en enclos.

Recherche olfactive, courtes pistes, cible et jeux de course contrôlés évitent la monotonie. Un adulte dort beaucoup. Déambulation ou jeu soudainement brutal peuvent signaler une surcharge ; ajouter encore de l'activité n'est pas toujours la réponse.

Rester seul

Commencez par secondes puis minutes après une sortie et un retour au calme. Filmez : un chien silencieux peut rester figé contre la porte. Beaucoup dorment quelques heures, mais une journée entière sans sortie, contact ni pause ne convient pas. Le gardien doit comprendre portes, laisses et risque de poursuite.

Appartement, maison, ville et campagne

L'appartement peut fonctionner si le chien s'étend, tourne sans glisser et sort même blessé sans cinq étages d'escalier. Un ascenseur est précieux. En ville, chats, vélos et circulation exigent un harnais anti-fuite. La campagne offre de l'espace, mais aussi plus de gibier.

La clôture est haute, solide et fermée au sol. Aucun banc ni tas de bois ne doit servir de marchepied. Ne laissez pas le barzoï seul au jardin : un animal qui fuit peut transformer le plus calme des chiens en inventeur d'évasion.

Climat, voiture et vacances

Malgré la robe, un grand corps maigre refroidit dans le vent humide. Prévoyez couchage sec et manteau bien coupé si nécessaire. Par chaleur, sortez tôt et tard ; jamais de sprint puis voiture chaude. Mesurez hauteur et longueur du coffre : le chien se tient debout et se couche sécurisé sans plier le dos. Une rampe aide chiot et senior. En vacances, vérifiez clôtures, règles de laisse et expérience des lévriers chez le gardien.

Alimentation et état corporel

Le chiot reçoit un aliment complet adapté à la croissance des grandes races. La ration dépend de la densité énergétique, de l'âge, de l'activité, de la stérilisation, du climat et de la santé. Le sachet donne un départ ; taille, côtes palpables, muscles et courbe de poids guident. Une silhouette de lévrier n'excuse pas la maigreur. Les friandises comptent et l'eau reste disponible.

La poitrine profonde expose à la dilatation-torsion gastrique, ou SDTE. Tentatives de vomir sans résultat, ventre qui gonfle vite, agitation, gencives pâles ou effondrement exigent une urgence immédiate. Calme autour des gros repas et plusieurs prises sont des habitudes raisonnables, sans garantie de prévention.

Santé

  • Cœur : cardiomyopathie et troubles du rythme font l'objet de recherches. Malaise, fatigue inhabituelle ou essoufflement nécessitent un examen ; dépistage par auscultation, échographie ou enregistrement selon famille.
  • Yeux : examen officiel ; rougeur, opacité ou baisse de vision doivent être vus.
  • Myélopathie dégénérative : le test ADN indique un risque génétique, pas un diagnostic ni une certitude.
  • Thyroïde : les lévriers ont parfois des valeurs de référence particulières. Un TT4 bas s'interprète avec symptômes et profil complet par un spécialiste.
  • SDTE : connaissez la clinique d'urgence la plus proche.
  • Dents et mâchoire : les canines ne doivent pas blesser le palais.

Contrôle chez l'éleveur ou en adoption

Demandez des résultats vérifiables liés aux noms enregistrés et puces : yeux, cœur selon programme national et famille, statut DM, éventuellement bilan thyroïdien interprété par un spécialiste. Questionnez longévité, causes de décès, torsion, mort subite, cancers, épilepsie et tempérament stable de la parenté. Un seul test ADN ne remplace pas la diversité génétique.

En adoption, vérifiez passeport, puce, dossier, médicaments, bouche, yeux, peau, démarche et histoire cardiaque. Santé, comportement, période d'essai et retour sont mis par écrit.

Budget en France

Comptez grossièrement 1 800–3 500 € pour un chiot de parents suivis ou 300–800 € pour une adoption. Le départ — très grand lit, caisse, harnais, protection automobile, cours et identification — atteint souvent 900–1 800 €. Le socle mensuel tourne autour de 150–320 €, plus environ 400–900 € par an de prévention. Garde, sport, dents, examens et urgences s'ajoutent.

Temps à prévoir

Prévoyez souvent 1 h 30 à 2 h par jour pour sorties, flair, repas, contact et exercices brefs. Ajoutez des sprints sûrs plusieurs fois par semaine et 30–60 minutes hebdomadaires de pelage et contrôle corporel. Le trajet vers l'enclos compte réellement.

Harnais et mesures

Mesurez le cou bas à sa base et le thorax au plus large derrière les antérieurs. Laissez environ deux doigts, les aisselles libres et l'épaule mobile. Poitrine profonde et taille fine rendent l'essayage indispensable.

Mesurez avant achat et consultez la catégorie de harnais actuelle. Après dix minutes, vérifiez frottement, épaule et recul hors du harnais.

Lit et caisse

Mesurez museau–base de queue et ajoutez 20–30 cm. Beaucoup d'adultes demandent au moins 120 × 80 cm à plat, environ 110 × 75 cm intérieurs pour un panier à bord et une caisse proche de 122 × 76 × 84 cm intérieurs. Un grand mâle peut nécessiter 137 × 84 × 94 cm. Il doit se lever, tourner et se coucher entièrement sur le côté. La caisse ne remplace ni mouvement ni compagnie.

La race vous correspond si...

  • vous aimez un compagnon calme qui ne sollicite pas sans cesse ;
  • la course clôturée entre dans votre routine ;
  • vous appréciez éducation douce et signaux subtils ;
  • voiture, maison et budget accueillent un chien très long ;
  • vous séparez les petits animaux et attachez dehors ;
  • vous admirez sa beauté sans nier sa chasse.

Choisissez autrement si...

  • vous voulez lâcher chaque jour en zone giboyeuse ;
  • vous attendez rapport sans fin ou obéissance répétitive ;
  • les petits animaux doivent circuler librement avec lui ;
  • voiture et logement sont étroits ;
  • l'éducation signifie contrainte ;
  • vous n'avez ni terrain de sprint ni garde connaissant les lévriers.

Avantages

  • Souvent calme et silencieux dedans.
  • Attachement doux sans demande permanente.
  • Histoire de travail fascinante.
  • Entretien régulier, sans toilettage quotidien.
  • Les séances courtes lui conviennent.
  • Le sprint sûr révèle une capacité magnifique.

Inconvénients

  • Instinct visuel puissant limitant la liberté.
  • Longueur compliquant voiture, lit et caisse.
  • Aucune sécurité générique avec les petits animaux.
  • Urgences potentiellement coûteuses.
  • Poils, boue et nœuds.
  • Autonomie peu compatible avec l'obéissance forcée.

Questions fréquentes

Peut-il courir en liberté ?
Seulement légalement et en espace réellement clos ; le gibier peut dépasser un bon rappel.

Appartement possible ?
Oui avec espace au sol, sortie sûre et exercice. Les escaliers deviennent difficiles en cas de blessure.

Avec un chat ?
Certains avec le chat familier après présentation lente ; aucune garantie dehors.

Des heures d'exercice ?
Pas des kilomètres infinis, mais sorties quotidiennes et sprints sûrs réguliers.

Difficile à éduquer ?
Sensible et autonome, pas stupide. Les exercices brefs et utiles gagnent.

Pourquoi si mince ?
Le lévrier est sec, mais perte musculaire et os trop saillants doivent être évalués.

Peut-il courir avec moi ?
Adulte sain, progressivement ; prudence pendant croissance et chaleur.

Bon gardien ?
Il peut signaler et impressionner, mais n'a pas été sélectionné pour la confrontation.

Bilan honnête

Ses grands atouts sont son calme intérieur, sa douce autonomie et son athlétisme spectaculaire. Les obligations les plus lourdes sont le contrôle permanent de la chasse à vue, l'espace pour ce corps hors norme et un suivi sanitaire avec réserve financière. Dans le bon foyer, c'est un compagnon subtil, parfois délicieusement pince-sans-rire. Si vous voulez lâcher partout, garder les petits animaux libres ou faire de l'obéissance une fin, choisissez une autre race.

Sources

Race et morphologie : FCI 193 et Royal Kennel Club. Santé : Health Standard, The Borzoi Club et Borzoi Club of America. Information générale, sans diagnostic ni traitement individuel.

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