Caille de Chine - petit oiseau terrestre pour la volière

Caille de Chine - petit oiseau terrestre pour la volière

Quand on parle de la caille de Chine, on pense d'abord à... pas grand-chose : un oiseau de quinze centimètres à peine, qui passe presque toute la journée à pied, entre les brins d'herbe, les plantes et les zones d'ombre. Mais dès que le mâle lance son appel aigu et flûté, avec une femelle qui trottine derrière lui, on mesure toute la vie que contient ce petit corps. C'est l'un des plus petits galliformes au monde, originaire d'Asie du Sud et du Sud-Est et d'Australie, et on l'élève surtout chez nous dans des volières de jardin et des pièces dédiées aux oiseaux.

Elle convient à celui qui cherche un oiseau calme, qui occupe l'étage du bas de la volière et n'a pas besoin d'une cage haute, mais de surface au sol, de couvert végétal et de sable. Le point d'attention principal : ce n'est pas un oiseau que l'on prend en main, et dans une cage haute et étroite, elle se blesse dès qu'elle prend peur et jaillit à la verticale. Il n'y a pas d'obligation CITES, mais des règles d'enregistrement et de grippe aviaire existent et doivent être connues à l'avance.

Caractéristiques principales

  • Nom scientifique : Synoicus chinensis (anciennement aussi Coturnix chinensis ; famille des Phasianidae)
  • Aussi appelée : caille peinte de Chine (en anglais : king quail, blue-breasted quail)
  • Origine : Asie du Sud et du Sud-Est, sud de la Chine et Australie
  • Longueur : environ 12 à 15 cm (valeur indicative)
  • Poids : environ 35 à 55 grammes (valeur indicative)
  • Espérance de vie : généralement quelques années ; comptez de façon indicative 3 à 5 ans, parfois davantage
  • Niveau sonore : faible à modéré ; le mâle émet un appel aigu et flûté, surtout le matin et le soir (valeur indicative)
  • Besoin de compagnie : couple ou trio (un mâle avec une ou deux femelles) ; la vie en solitaire est déconseillée
  • Capacité à parler : aucune
  • CITES : non inscrite aux annexes - voir le cadre légal ci-dessous
  • Expérience recommandée : du débutant au confirmé, à condition d'être prêt à se renseigner sur les oiseaux de sol et le logement en volière
  • Logement : volière de jardin, abri extérieur avec abri de nuit ou pièce dédiée aux oiseaux ; ne convient pas à une cage d'intérieur haute classique

Cadre légal : pas d'annexe CITES, pas de bague obligatoire, mais des règles d'enregistrement et de grippe aviaire

Lisez cette section avant d'acheter une caille de Chine. Le texte s'appuie sur la pratique néerlandaise et belge et sur la réglementation de l'UE ; la législation peut différer d'un pays à l'autre et peut changer.

  • CITES : la caille de Chine ne figure pas aux annexes CITES et n'est donc soumise à aucune restriction commerciale au titre de la CITES. Aucun certificat CITES n'est nécessaire à l'achat. Exempte de CITES ne veut pas dire sans aucune règle : les règles nationales et européennes en matière de santé et de bien-être animal continuent de s'appliquer.
  • Obligation de bague ou de puce : d'après les sources consultées, il n'existe pas d'obligation légale de bague ou de puce pour cette espèce. Une bague posée par un éleveur ou une association peut fournir un indice supplémentaire sur l'origine et l'âge, mais ce n'est pas une preuve légale d'origine licite, comme c'est le cas pour les espèces CITES.
  • Déclaration, autorisation ou interdiction de détention : aucune obligation d'autorisation ni interdiction de détention par un particulier n'a été trouvée pour cette espèce. Les cailles sont toutefois mentionnées dans la réglementation relative à la volaille et aux oiseaux captifs. Selon les informations consultées du RVO et de la NVWA (autorités néerlandaises), un petit détenteur amateur (moins de 250 animaux) n'a en principe pas à demander de numéro UBN, sauf s'il vend des œufs ou d'autres produits, ou s'il se rend avec des oiseaux captifs à une exposition dans un autre pays de l'UE ou les commercialise.
  • Grippe aviaire : en cas de foyers, des mesures nationales peuvent s'appliquer, comme l'obligation de confinement, de mise à l'abri ou de restriction des déplacements, et les bourses aux oiseaux peuvent être interdites. En période d'épizootie, vérifiez toujours les mesures en vigueur auprès des autorités avant de déplacer, d'acheter ou de laisser dehors une caille.
  • Source et date de vérification : annexes CITES (espèce non mentionnée), résultats de recherche et synthèses des informations du RVO et de la NVWA sur l'enregistrement de la volaille et des oiseaux captifs, ainsi que des informations d'aviculture néerlandaises. Les pages officielles primaires n'ont pas pu être ouvertes directement au moment de la vérification. Vérifié le 5 octobre 2026.

La législation peut changer et diffère d'un pays à l'autre. Avant l'achat, vérifiez vous-même le statut actuel auprès du RVO (Pays-Bas, à titre d'exemple), de l'autorité belge compétente ou de l'autorité nationale de votre propre pays, surtout si vous souhaitez faire reproduire des cailles, vendre des œufs ou les laisser passer la nuit dans votre jardin pendant une épizootie de grippe aviaire.

Faut-il l'adopter ? Le bilan d'aptitude

Peut convenir si vous :

  • pouvez offrir une volière de jardin, un abri extérieur ou une pièce dédiée aux oiseaux, avec un sol large et sûr ;
  • aimez avant tout observer les oiseaux plutôt que les toucher ;
  • voulez garder un couple ou un trio et avez prévu ce que vous ferez des œufs et d'éventuels poussins ;
  • pouvez prévoir un abri de nuit hors gel, sans courant d'air et sec.

Ne convient probablement pas si vous :

  • cherchez un oiseau câlin ou parleur pour l'intérieur ;
  • ne pouvez installer qu'une cage standard haute dans le salon ;
  • voulez garder deux mâles ensemble dans un petit espace ;
  • n'avez ni la place ni l'envie de tenir une hygiène stricte sur un sol sablé.

Nom et classification

Le nom néerlandais courant est « Chinese dwergkwartel », mais en français on parle de caille de Chine, ou parfois de caille peinte de Chine. Le nom scientifique est Synoicus chinensis ; d'anciennes sources parlent encore de Coturnix chinensis. En anglais, elle s'appelle king quail ou blue-breasted quail. Il ne faut pas la confondre avec la caille du Japon, plus grande, élevée pour ses œufs et sa chair et dont les besoins en espace et en alimentation sont différents, ni avec la caille des blés sauvage d'Europe. Outre la coloration sauvage, on élève diverses mutations de couleur, notamment l'argenté et le blanc.

Origine et répartition à l'état sauvage

L'espèce vit naturellement du sous-continent indien et de l'Asie du Sud-Est jusqu'en Australie, en passant par le sud de la Chine. Elle fréquente les prairies, les pâturages humides et les lisières buissonneuses, où elle fouille en couples ou en petits groupes dans l'herbe dense et, au moindre danger, reste d'abord immobile ou s'enfuit en courant, ne s'envolant qu'au dernier moment. À l'état sauvage, l'espèce n'est généralement pas considérée comme menacée. Ce mode de vie explique une grande partie de son comportement en volière : pour elle, le couvert végétal n'est pas de la décoration, c'est de la sécurité.

Aspect et différenciation des sexes

C'est un petit oiseau trapu et rond, sans queue visible. Le mâle en coloration sauvage a la poitrine et les flancs gris-bleu, le ventre brun châtain et un marquage noir et blanc frappant sur la tête et la gorge. La femelle est tachetée et marquée de brun, avec le dessous barré, ce qui la camoufle très bien. L'espèce est dimorphique : chez les adultes de coloration sauvage, mâle et femelle se distinguent en général facilement. Les jeunes ressemblent d'abord fortement à la femelle ; chez les mutations de couleur, la distinction peut être plus délicate. Le sexage par ADN n'est pas courant pour cette espèce.

Caractère et comportement

La caille de Chine n'est pas un oiseau affectueux ni attaché à l'humain. Elle est craintive, vigilante et reste volontiers près d'un couvert. À l'heure où vous apportez la nourriture, on les voit souvent sortir prudemment pour picorer graines et vers de farine au sol. Au moindre mouvement brusque, elles s'enfuient en courant ou jaillissent vers le haut.

Avec de la patience, elles peuvent s'habituer à un soigneur régulier, surtout si vous vous présentez toujours de la même façon et à la même heure. La variation individuelle est grande, et l'élevage à la main ou par les parents fait une différence, mais elles deviennent rarement apprivoisées au sens d'un animal câlin. Les mâles sont souvent intolérants entre eux et peuvent poursuivre les femelles ; un mâle avec une seule femelle risque de l'épuiser, d'où le conseil de prendre un trio. En compagnie de petits oiseaux calmes, cela se passe souvent bien, mais cela dépend de la volière et des voisins.

Voix et capacité à parler

Le niveau sonore est faible à modéré. Le mâle émet un appel aigu, flûté et répété, surtout le matin, le soir et pendant la saison de reproduction ; la femelle est beaucoup plus silencieuse. Ce ne sont pas des cris pour réclamer de l'attention, mais un comportement territorial normal. De près, l'appel est plus perçant qu'on ne le croit, mais comparé à celui des perroquets, le volume reste modeste (valeur indicative, il n'existe aucune mesure sonore formelle). Pour une volière extérieure sans voisins proches, le bruit pose rarement problème ; sur un balcon dans un quartier dense, il peut s'entendre. La parole ou l'imitation de sons ne joue aucun rôle chez cette espèce.

Besoin de compagnie

À l'état sauvage, les cailles de Chine vivent en couples ou en petits groupes et ce n'est pas une espèce à garder seule. Un animal isolé reste agité ; le contact humain ne peut pas compenser, car elles ne sont pas tournées vers l'humain. Gardez donc au moins un couple, de préférence un trio avec un mâle et deux femelles. Deux mâles dans le même enclos risquent de se battre, sauf si la volière est très grande et densément plantée. L'attention quotidienne dont elles ont besoin n'est pas du temps de câlins, mais du calme, un rythme fiable et une bonne observation : tout le monde mange-t-il, les pattes sont-elles propres, le plumage est-il en bon état ?

Enfants, autres animaux et visites

Pour les parents qui envisagent une caille de Chine pour un enfant ou avec lui. Dans la pratique, ce sont souvent les parents qui achètent des oiseaux parce qu'un enfant en réclame. Pour cette espèce, cela mérite un regard honnête, chaleureux mais lucide.

  • À partir de quel âge ? À partir de 8 à 10 ans environ, un enfant peut, sous surveillance, accomplir de vraies tâches comme répandre les graines, apporter de l'eau fraîche et vérifier que tout le monde mange. Regarder et aider est possible plus tôt, mais il vaut mieux ne pas les prendre en main : l'oiseau est petit, fragile et panique vite. Une prise trop ferme ou une frayeur suffit à lui faire du mal.
  • Qui est responsable ? Les soins quotidiens et la responsabilité finale reviennent en pratique toujours à un adulte, même si les oiseaux ont été achetés pour l'enfant. Prévoyez plusieurs années de soins, de nettoyage, un abri de nuit et, lors des épizooties de grippe aviaire, des règles supplémentaires.
  • Qu'est-ce qui rend l'espèce plus ou moins adaptée à un achat familial ? Points positifs : elles ne peuvent pas vraiment mordre douloureusement, sont discrètes côté son et offrent beaucoup à observer à un enfant, comme les bains de sable, les petits œufs et les mâles qui appellent. Points négatifs : elles sont craintives, non câlines, fragiles et ne sont pas un jouet, elles ont besoin d'un abri extérieur ou d'une pièce dédiée, et leur durée de vie de quelques années peut confronter un enfant à la perte. Ce n'est pas un animal pour débuter ni un animal pour enfant.
  • Comment impliquer malgré tout un enfant, de façon agréable et sûre ? En construisant ensemble une routine fixe : répandre les graines comme un jeu de recherche de nourriture, remplir le bac à sable, tenir un petit carnet de ce que vous observez, et apprendre à reconnaître quand les oiseaux sont détendus (ils fouillent tranquillement, prennent des bains de sable) et quand ils sont stressés (ils courent dans tous les sens, s'envolent). Ainsi, l'enfant apprend le respect envers un animal qui veut avant tout être regardé.

Chiens, chats, rats, souris et furets représentent un risque réel pour les cailles et leurs œufs ; gardez l'enclos solidement fermé et ne les laissez jamais seuls avec ces animaux sans surveillance. En cohabitation avec d'autres oiseaux, mettez d'abord les nouveaux arrivants en quarantaine ; avec les petits oiseaux chanteurs et les perruches, surveillez les rapports entre eux et la salissure du sol. Lors de visites et d'agitation, un coin couvert dans l'enclos où les cailles peuvent se retirer suffit.

Logement : comment aménager une volière ou un enclos pour une caille de Chine

Imaginez l'habitat d'une caille de Chine comme un petit jardin au sol, et non comme une cage avec des perchoirs. Tout tourne autour de la surface au sol, du couvert végétal et du sable sec. Les dimensions ci-dessous sont nos propres indications, fondées sur la taille de l'espèce et son comportement ; plus grand vaut toujours mieux que trop juste. Nous n'avons actuellement dans notre assortiment aucune cage ni volière qui convienne : les modèles disponibles sont hauts et étroits plutôt que larges et bas.

Dimensions et taille des mailles

Pour un couple, un sol d'environ 100 x 50 cm est un strict minimum ; on recommande environ 150 x 60 cm ou plus, et davantage pour un trio ou dans une volière mixte. La hauteur compte bien moins que la largeur chez les cailles, et une cage trop haute est même dangereuse : prises de peur, elles jaillissent à la verticale et peuvent se cogner la tête. Posez donc un plafond souple (filet fin ou tissu) à environ 40 à 60 cm dans la zone de vie, ou prévoyez une végétation dense qui amortit leur envol. Le grillage doit être assez fin en bas pour empêcher les poussins de sortir et les souris d'entrer : environ 10 à 12 mm de maille jusqu'à 30 cm de hauteur environ (valeur indicative). Une maille plus large plus haut n'est pas nécessaire pour des oiseaux adultes.

Où placer l'enclos ?

Le mieux est un endroit calme et abrité du jardin ou de la pièce aux oiseaux : sec, sans courant d'air, avec du soleil et de l'ombre, et assez près de la maison pour pouvoir observer chaque jour. Ne placez pas l'enclos en plein soleil sans zones d'ombre, ni dans un coin humide et détrempé, car un sol humide augmente le risque de maladies. À l'intérieur, pas de cuisine : les revêtements antiadhésifs chauffés (téflon) peuvent dégager des vapeurs mortelles pour les oiseaux. Les bougies, les bâtonnets parfumés et les sprays n'ont pas non plus leur place à proximité. Prévoyez un abri de nuit sec, hors gel et sans courant d'air.

Perchoirs, gamelles et sol

Les cailles ne se perchent pas sur des bâtons hauts. Proposez plutôt de basses branches, des pierres plates, des planchettes et des touffes d'herbe sur lesquelles elles peuvent se tenir, se cacher ou picorer. Quelques zones de végétation dense, comme des touffes d'herbe, des arbustes ou des branches de sapin, sont indispensables : la femelle fait son nid au sol. Placez les gamelles de nourriture et d'eau bas et stables, de préférence peu profondes, et pas à un endroit où des fientes pourraient tomber dessus. Un bac peu profond avec des cailloux ou des billes dans l'eau évite que les petits ne se noient. Pour les petits oiseaux, une gamelle comme la mangeoire demi-ronde blanche Happy Pet (taille small ou large) est un choix pratique pour les graines ou la pâtée aux œufs. Comme sol, du sable fin et sec avec une couche de paille ou de foin fonctionne bien ; renouvelez-le régulièrement pour éviter moisissures et zones humides. Sur un sol en grillage nu, les cailles ont souvent des problèmes de pattes : choisissez donc de préférence un sol avec du sable.

Espace de sortie et enrichissement

Une caille ne doit pas voler librement dans la pièce : son envol est explosif et elle percute fenêtres et plafonds. La liberté dont elle a besoin, c'est un enclos suffisamment grand et sûr où elle peut se déplacer chaque jour au sol, donc pas de vol libre dans la maison. Proposez plutôt un programme de recherche de nourriture varié : éparpillez des graines dans le sable, cachez une grappe de millet, offrez de temps en temps une gamelle de verdure, suspendez une botte d'herbe et déplacez chaque semaine quelques plantes, pierres ou branches pour qu'il y ait toujours un nouveau terrain à explorer. Un bain de sable n'est pas un luxe mais un besoin permanent, tout comme un couvert où elles peuvent disparaître.

Stimulation mentale et problèmes de comportement

À l'état sauvage, une caille passe une grande partie de la journée à chercher graines et insectes. Dans un enclos sans occasions de fouiller, l'ennui s'installe facilement et se traduit par des courses incessantes, de l'arrachage de plumes ou des disputes. Considérez donc l'arrachage de plumes, les courses incessantes ou une agitation persistante comme un signal de bien-être qui appelle une recherche de la cause, et non comme de la désobéissance. La cause peut être médicale (parasites, problèmes de peau), comportementale (ennui, manque de couvert, trop de pression de la part d'un mâle) ou liée à l'environnement (manque de place, courant d'air, rythme jour-nuit perturbé). En cas d'arrachage de plumes persistant, faites d'abord examiner l'oiseau par un vétérinaire ayant une expérience avérée des oiseaux ; tous les vétérinaires n'en ont pas. Un produit isolé ne résout pas le problème de fond.

Dressage et apprivoisement

Les tours ne sont pas réalistes, mais on peut instaurer la confiance. Venez chaque jour à la même heure, bougez calmement, parlez doucement et proposez des vers de farine dans la main ou sur une petite cuillère. Certains oiseaux gagnent ainsi en assurance près de vous, d'autres restent à distance. La contrainte et la poursuite sont contre-productives et peuvent causer stress et blessures. Le dressage ne change pas durablement le tempérament ni le niveau sonore ; il apporte surtout un rythme prévisible.

Entretien du plumage

Les cailles de Chine entretiennent leur plumage grâce au bain de sable : elles se roulent dans le sable sec, se secouent, puis lissent longuement leurs plumes. Un bac peu profond ou un coin de sable fixe est donc essentiel ; un bain d'eau convient moins à cette espèce. La mue a généralement lieu chaque année et se remarque surtout à la présence de davantage de petites plumes au sol et à des oiseaux un peu plus effacés. Les griffes s'usent en grattant un sol dur et sablonneux ; la coupe manuelle n'est pas un conseil standard.

Santé

Toutes les cailles ne développent pas de problèmes de santé, mais plusieurs points d'attention sont décrits chez les galliformes et les oiseaux de sol :

  • Hygiène et sol : sur un sol humide ou souillé, le risque de parasites intestinaux et d'infections augmente (comme la coccidiose) ; un sol propre et sec, renouvelé régulièrement, est donc un point d'attention important.
  • Moisissures et poussière : une nourriture moisie ou rancie et un sol poussiéreux peuvent irriter les voies respiratoires.
  • Blessures dues à la peur : blessures à la tête lors d'un envol soudain sous un toit dur ou bas ; voir la section sur le logement.
  • Pattes : rester longtemps debout sur un sol en grillage nu peut provoquer des problèmes de pattes.
  • Grippe aviaire : maladie à déclaration obligatoire chez la volaille et les oiseaux captifs ; en cas de foyers, suivez les mesures des autorités. Maintenez une hygiène irréprochable : lavez-vous les mains après avoir touché les oiseaux et nettoyez régulièrement l'enclos et les gamelles.

Vous observez des plumes hérissées, de la léthargie, une modification des fientes, des difficultés à respirer, un changement soudain d'appétit ou de poids, ou des blessures ? Consultez alors un vétérinaire ayant une expérience avérée des oiseaux.

Alimentation

La base de l'alimentation est constituée de graines fines, comme un mélange pour oiseaux exotiques riche en petits millets, complétées par des graines d'herbes sauvages, un peu de verdure et, chaque jour, quelques insectes comme des vers de farine. Pendant la reproduction, un apport supplémentaire de protéines sous forme de pâtée aux œufs ou d'insectes est utile, et les femelles qui pondent ont besoin de calcium en plus, par exemple avec un bloc minéral (pierre à picorer) ou du grit de coquilles. Les graines ne sont pas un mauvais aliment, mais un régime composé presque exclusivement de graines est déséquilibré à terme ; alternez donc avec de la verdure, des insectes et éventuellement un aliment complet fin en granulés. Un mélange de céréales complémentaire comme le Versele-Laga Gra-Mix pour poussins et cailles (maïs finement concassé et petites graines, aliment complémentaire pour poussins et cailles selon le fabricant) peut faire partie du menu, mais ne constitue pas un régime complet ; vérifiez que la taille des grains convient à des oiseaux petits ou jeunes. Ne donnez légumes et fruits frais qu'en petites portions et retirez vite les restes. De l'eau fraîche doit toujours être disponible et renouvelée chaque jour.

Toxique ou nocif : avocat, chocolat et cacao, alcool, caféine (café, thé, boissons énergisantes), oignon et ail en quantités plus importantes, et xylitol. Cette liste n'est pas exhaustive ; en cas de doute ou de suspicion d'intoxication, contactez un vétérinaire ou un centre antipoison. Une quantité exacte en grammes dépend du poids, de l'activité et de la saison ; demandez un plan adapté à un vétérinaire ayant l'expérience des oiseaux.

Avantages

  • Petite, calme et peu envahissante ; pas de cris ni de comportement destructeur.
  • Intéressante à observer : bains de sable, fouille du sol, oiseaux qui s'apparient et nichent.
  • Anime l'étage du bas d'une volière et peut souvent cohabiter avec de petits oiseaux calmes.
  • Petit format, donc besoins alimentaires modestes, et aucun papier CITES nécessaire.

Inconvénients et points d'attention

  • Ne convient pas comme oiseau câlin ou d'appartement ; elle devient rarement vraiment apprivoisée.
  • Une cage standard haute est inadaptée et peut entraîner des blessures.
  • Les mâles peuvent se battre entre eux ou épuiser une femelle : gardez un couple ou un trio.
  • Un sol humide ou souillé exige une hygiène stricte et peut entraîner des problèmes de santé.
  • Des règles d'enregistrement et de grippe aviaire peuvent s'appliquer, surtout en logement extérieur.
  • Durée de vie de quelques années ; les femelles pondent souvent, il faut donc prévoir ce que l'on fait des œufs et des poussins.

Acquisition et replacement

Achetez vos cailles de Chine chez un éleveur, dans une animalerie spécialisée ou auprès d'une association d'oiseaux, ou envisagez un replacement via un refuge. Pour cette espèce, il ne faut pas s'attendre à un certificat CITES ; demandez en revanche l'âge, l'origine, la méthode d'élevage et l'état de santé, et achetez un couple ou un trio plutôt que deux mâles. Au moment de choisir, vérifiez la clarté des yeux, des plumes propres autour du cloaque, une attitude calme et alerte et une bonne mobilité. Les bourses aux oiseaux peuvent être interdites pendant les mesures contre la grippe aviaire.

Vous n'avez pas de place pour des poussins ? Réfléchissez d'avance à ce que vous ferez des œufs et à qui pourrait reprendre des animaux. Pensez, au moment de l'acquisition, à qui reprendra les oiseaux si vous ne pouvez plus vous en occuper, et évitez l'achat impulsif sur une bourse.

Questions fréquentes

Une caille de Chine peut-elle vivre en cage à l'intérieur ? Une cage d'intérieur haute ne convient pas. Il lui faut un sol large avec couvert et sable, de préférence dans une volière ou une pièce dédiée aux oiseaux avec un plafond souple.

Une caille de Chine peut-elle être gardée seule ? C'est déconseillé. Gardez au moins un couple, de préférence un trio avec un mâle.

Faut-il une autorisation ou un certificat CITES ? À notre connaissance, non : l'espèce ne figure pas aux annexes CITES. Les cailles relèvent toutefois des règles sur la volaille et la grippe aviaire ; vérifiez les exigences d'enregistrement en vigueur auprès du RVO (Pays-Bas) ou de l'autorité compétente de votre pays.

Une caille de Chine peut-elle parler ? Non, mais le mâle a un appel flûté caractéristique.

Quelle est l'espérance de vie d'une caille de Chine ? De façon indicative quelques années, souvent 3 à 5 ans.

Conclusion

La caille de Chine est un oiseau discret pour qui aime observer la vie au ras du sol. Elle ne réclame ni attention bruyante ni papiers CITES, mais exige un enclos adapté à son comportement, un sol de sable sec, du couvert, un couple ou un trio, et une attention à l'hygiène et aux règles de grippe aviaire. Si vous cherchez un oiseau à tenir dans la main ou un oiseau d'intérieur très en contact avec vous, ce n'est pas la bonne espèce. Si vous pouvez lui offrir le sol pour lequel elle est faite, vous gagnerez une petite compagnie discrète, pleine de caractère.

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