
Mal des transports chez le chien : reconnaître, prévenir et soulager le mal de voiture
, par Michael van Wassem, 8 min temps de lecture

, par Michael van Wassem, 8 min temps de lecture
Votre chien bave ou bâille nerveusement dès que la voiture démarre ? Découvrez pourquoi les chiens ont le mal des transports, comment le reconnaître et les conseils pour le prévenir.
Votre chien bave abondamment, bâille nerveusement, voire vomit dès que la voiture se met à rouler. Le mal des transports (aussi appelé mal de voiture) est plus fréquent chez les chiens que ne le pensent de nombreux propriétaires, et touche surtout les chiots et les jeunes chiens. La réponse courte : le mal des transports survient parce que les signaux de l'organe de l'équilibre, des yeux et du corps se contredisent pendant le trajet, et avec une bonne habituation, un bon positionnement et une bonne préparation, il est le plus souvent possible de le réduire nettement, voire de le faire disparaître.
Le mal des transports résulte, comme chez l'être humain, d'un décalage entre ce que perçoit l'organe de l'équilibre situé dans l'oreille interne et ce que voient les yeux. Dans une voiture en mouvement, le corps de votre chien ressent le mouvement, alors que ses yeux ne voient souvent que l'intérieur immobile du véhicule. Ce conflit perturbe le cerveau et peut provoquer nausées, vertiges et vomissements.
Chez les chiots et les jeunes chiens, un autre facteur entre en jeu : l'organe de l'équilibre n'est pas encore totalement développé, ce qui les rend particulièrement sensibles à cette confusion des signaux. Beaucoup de chiots dépassent ce problème naturellement à mesure que l'organe de l'équilibre mûrit, généralement entre huit et douze mois.
💡 Chez les chiens plus âgés qui développent des symptômes en voiture seulement plus tard dans leur vie, la cause est plus souvent une tension ou une mauvaise expérience passée que le mal des transports proprement dit. Il est important de bien distinguer les deux, car l'approche diffère.
Les signes apparaissent souvent avant même que la voiture ne démarre, car votre chien reconnaît les préparatifs du trajet. Soyez attentif aux signes suivants :
Ces deux situations sont souvent confondues, alors que la solution diffère. Dans le mal des transports véritable, les symptômes sont dus au mouvement lui-même, même si le chien commence le trajet détendu. En cas de peur, le stress apparaît souvent avant même que la voiture ne démarre : tremblements, refus de monter, halètement tendu ou tentatives de fuite.
En pratique, les deux se combinent souvent : un chien qui s'est senti mal à plusieurs reprises en voiture finit par associer celle-ci à une expérience désagréable et devient anxieux avant le trajet suivant. Ainsi, le mal des transports peut, à terme, provoquer aussi une peur de la voiture, même une fois le problème physique résolu.
La plupart des chiens bénéficient d'une combinaison des mesures suivantes :
⚠️ Lors des premiers trajets d'entraînement, conduisez calmement et évitez les routes sinueuses ou les freinages brusques : plus le mouvement est prévisible, moins le risque de nausée est élevé.
Si, malgré ces mesures, votre chien continue d'être régulièrement malade ou anxieux en voiture, contactez votre vétérinaire. Pour les chiens qui doivent voyager souvent, par exemple pour les vacances ou des rendez-vous réguliers, le vétérinaire peut prescrire des médicaments contre le mal des transports spécifiquement approuvés pour les chiens. Des vomissements persistants, une perte de poids ou une anxiété extrême liée aux trajets en voiture sont également des raisons d'en parler au vétérinaire, afin d'écarter d'autres causes.
🐶 Pour les chiens chez qui la tension joue un grand rôle, une aide apaisante peut soutenir l'habituation. Pensez à un collier apaisant à la valériane ou à des gouttes apaisantes naturelles, toujours en complément d'une habituation progressive, jamais en remplacement de celle-ci.
Chez beaucoup de chiots, le mal des transports s'améliore naturellement à mesure que l'organe de l'équilibre se développe, généralement entre huit et douze mois. Un entraînement court et positif, répété régulièrement pendant cette période, aide à ce que la voiture ne soit pas perçue comme mençante.
Certains propriétaires utilisent le gingembre comme remède naturel, mais son effet et le dosage adapté au chien ne sont pas clairement établis. Parlez-en toujours d'abord à votre vétérinaire avant d'ajouter quoi que ce soit à l'alimentation de votre chien, même si c'est « naturel ».
Ne donnez jamais à votre chien des médicaments humains contre le mal des transports sans en parler d'abord à votre vétérinaire. Certaines substances sont nocives pour les chiens ou ne sont pas dosées correctement pour leur poids. Il existe des médicaments vétérinaires développés spécifiquement pour les chiens, disponibles uniquement auprès du vétérinaire.
Cela varie beaucoup d'un chien à l'autre. Certains chiens sont nettement plus calmes après seulement quelques semaines de courts trajets positifs, tandis que les chiens ayant un long passé de mauvaises expériences ont besoin de plus de temps et de patience.
Le mal des transports chez le chien survient parce que l'organe de l'équilibre, les yeux et le corps se contredisent pendant le trajet, et il est le plus fréquent chez les chiots et les jeunes chiens. Repérez tôt les signes comme la salivation, les bâillements et les vomissements, distinguez le mal des transports de la peur, et augmentez progressivement la durée des trajets avec des sorties courtes et positives, de l'air frais et une position assise sûre, tournée vers l'avant.
Si votre chien continue d'avoir des symptômes malgré ces ajustements, consulter votre vétérinaire est l'étape suivante. Chez Fidello, vous trouverez des produits pratiques, des accessoires pour la voiture aux solutions apaisantes, pour rendre chaque trajet avec votre chien plus agréable.